Suite à son étude sur les tendances mondiales de l’emploi des jeunes, l’Organisme International du Travail met en garde contre « le «traumatisme» de toute une génération de jeunes travailleurs, confrontés à un dangereux mélange de chômage constamment élevé, d’inactivité et de travail précaire croissants dans les pays développés, ainsi qu’à une multiplication du nombre de travailleurs pauvres dans les pays en développement ».
L’étude montre qu’un nombre croissant de jeunes jettent l’éponge devant l’impossibilité de trouver du travail et disparaissent des statistiques du chômage. Le chômage des jeunes serait en conséquence plus élevé que ne le disent les chiffres officiels.
D’autre part, l’OIT met en évidence une généralisation du temps partiel qui a augmenté dans tous les pays développés sauf l’Allemagne. A la fin de 2010, au Canada, au Danemark, aux Pays-Bas et en Norvège, un jeune sur deux ayant du travail occupait un emploi à temps partiel ; et un sur trois en Australie, Islande, Irlande, Slovénie, Suède et au Royaume-Uni. En France où le taux de chômage des jeunes est passé de 18,9% en 2007 à 22,5% en 2010, le taux de travail à temps partiel est passé de 17,1% à 17,6% au cours de la même période.
Les commentaires récents