Qu’est-ce qui donne de la valeur au travail : les bénéfices que l’on en retire et les heures que l’on y consacre ou bien le sens que l’on y trouve et l’épanouissement qui en découle ? Au discours dominant qui désigne la France des 35 heures comme un parc de loisirs, qui prône le « travailler plus pour gagner plus », qui fustige le fait que les Français n’ont plus le goût de l’effort, s’oppose une tout autre vision des principaux intéressés. La grande enquête « Quel travail voulons-nous ? »*, lancée en avril dernier par Radio France auprès de ses auditeur et rendue publique fin janvier, montre que les Français placent le travail très haut dans leur échelle de valeur. Ils ont été près de 10 000 à s’exprimer sur la réalité de leur vie professionnelle, donnant à voir une extraordinaire photographie de notre rapport au travail aujourd’hui.
Au quantitatif - travailler plus pour gagner plus -, les témoignages des personnes interrogées répondent par le qualitatif : travailler mieux pour se réaliser. Odile : « Le travail est une chose essentielle dans ma vie. Je ne m’imagine pas sans lui. Il m’enrichit, me permet de me dépasser, d’aller toujours plus loin. » Ils sont 47% à affirmer qu’ils continueraient à travailler, même s’ils avaient suffisamment d’argent pour vivre par ailleurs. Alice : « J’ai commencé à vivre quand j’ai commencé à travailler. »
L’étude met en avant le fait que le bonheur au travail ne dépend que faiblement du niveau de rémunération. Les valeurs mises en avant sont plutôt l’épanouissement de soi, le sentiment d’utilité, l’influence positive, voire structurante du travail sur le reste de l’existence. Si les Français considèrent que ces valeurs travail sont fondamentales, une pointe de regret et de nostalgie se glisse dans leurs témoignages. Les déclarations d’amour pour le travail se teintent d’une certaine déception devant son évolution et la dégradation de ses conditions. Mais la passion reste intacte. Capucine, brodeuse à domicile : « Je fais partie des travailleurs pauvres, sans doute à cause de mes choix de vie. Aussi, j’accepte cette condition. […] En attendant, j’exerce un métier que j’adore. Plusieurs fois, j’ai failli le laisser tomber pour l’usine. Je préfère travailler moins, gagner moins, mais être fière de ce que je réalise. »
A méditer pour nous, RH ou managers qui devons au quotidien attirer et fidéliser nos équipes…
http://sites.radiofrance.fr/radiofrance/kiosque/fiche.php?id=2034

Oh mon Dieu, on vit dans un pays de shootés au boulot.... Cure de désintox à prescrire d'urgence !!!
Avec une telle incapacité à prendre du recul sur leur boulot, les dépressions et autres suicides, le faible taux de plaintes dans les situations de harcèlement s'expliquent mieux....
Rédigé par : Léa | 23 février 2012 à 12:05